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Journal de réflexion sur le soin psychiatrique

A la recherche du paranoïaque

Je suis paranoïaque

Bonjour, je me présente : je suis paranoïaque.
Le reste n’a pas vraiment d’importance. Ce qui compte avant tout, par dessus tout, c’est
cette évidence, cette certitude. Prouvée, attestée, confirmée, vérifiée.
Je peux vous donner mon prédigéré, il est éloquent :

  • 20 ans de psychothérapie
  • 3 psychiatres, une psychologue
  • De multiples traitements, avec tous les types de médicaments qui existent :
    antipsychotiques, antidépresseurs, anxiolytiques, somnifères, anti-parkinsonien, et quelques
    autres.
  • 15 ans de Risperdal, le must du schizophrène. D’abord à dose maximale pendant quelques
    années, puis 6mg par jour en vitesse de croisière.
  • Des phobies à n’en plus finir, une mauvaise santé, isolement, inactivité, et en plus je vis
    des minimas sociaux depuis toujours.
    Voilà une chose de posée.
    Et puis ça n’est pas si grave. On peut tout à fait vivre comme ça, avec un traitement. Sans
    travail. Sans amis ni relations amoureuses. En mauvaise santé. Sans dormir. Sans sortir de
    chez soi. Dans l’angoisse permanente. Sans aucun but. Avec un rendez vous par mois chez
    un psychiatre, un par semaine avec une psychologue, et les médicaments du matin au soir.
    On peut tout à fait vivre comme ça.
    Ou pas.

Tout allait bien

Tout allait bien (tel que je l’ai décrit précédemment), lorsque vers l’âge de 35 ans, j’ai
commis un impaire. Une infidélité à la psychiatrie.
Ils m’avaient pourtant mis en garde contre les contradicteurs. La psychologue, les
psychiatres… il m’avaient bien expliqué. Si autour de moi, on me disait que je n’avais pas du
tout l’air d’un parano, c’était parce que les pauvres gens ne savaient pas de quoi ils
parlaient. On ne plaisante pas avec ça. C’est clinique, c’est médical, ce sont des
mécanismes complexes. Des molécules, des trucs invisibles avec des mots compliqués.
J’étais prévenu, et pourtant.
Dans ma folie, dans mes déséquilibres, j’avais voulu faire du bénévolat. C’était sans gravité,
mais je me suis pas arrêté là : j’avais des amis. Qui m’appréciaient.
Ca a été le premier déclencheur. Ils m’ont incité à avoir confiance en moi, et dans ma vision
fictionnelle de la réalité, mon cerveau à pris le bénévolat au sérieux. J’ai commencé à croire
que ma vie pouvait changer. Pouvait s’améliorer.
J’étais bénévole dans ce qu’on appelle un « espace numérique », un service communal qui
proposait des ateliers d’apprentissage à l’informatique. Les premiers temps, je n’y allais que
pour « aidé un peu ». Être là, dire 2 ou 3 mots de temps en temps. Passer derrière les gens
et leur montrer sur leur écran « regarder, c’est là. ».
Et puis j’ai commencé a co-animer les ateliers. Puis à préparer certains ateliers avec
l’animatrice. Puis j’ai animé moi-même des ateliers. Le schizophrène que j’étais, dans sa
folie, en voulait toujours plus, et ne pouvait s’empêcher d’imaginer que tout cela le mènerait
peut-être quelque part.

Le drame

Atteint de bégaiement depuis l’enfance (c’était du à ma structure paranoïaque, et donc sans
le moindre intérêt), j’ai décidé de consulter un orthophoniste. Et c’est ainsi que le drame
c’est produit.
D’abord déçu par les séances d’orthophonie, après quelques semaine je commençais à y
trouver du sens, un intérêt. Monsieur D, l’orthophoniste en question, ne travaillait pas sur le
bégaiement. Il m’apprenait à respirer. Me parlait de posture, d’économie de la voix, de
positionnement dans l’espace vis-à-vis de mes interlocuteurs. De confort du langage, des
échanges verbaux et non verbaux. Intéressant. Passionnant. Utile.
Je décidais alors de rectifier une erreur, ou plus exactement une omission volontaire, et de
lui parler de ma paranoïa. Notre échange est gravé dans ma mémoire, toujours aussi vivace
10 ans après, comme s’il venait d’avoir lieux :
« – Je suis paranoïaque, et ça, c’est sûr.

-Ca reste à prouver. »
J’étais sidéré. « ça reste à prouver ». Sidéré, et en même temps…
Bien sûr. Évidemment. En fait je n’y croyais pas. Je n’y avais jamais cru. Jamais je n’avais
réussi à me convaincre de cette idée. Paranoïaque ? Mais comment, pourquoi ? Je m’étais
résolu à faire comme si j’y croyais, à défaut d’y arriver. Je ne comprenais pas ce que ça
pouvait signifier, comment ma « paranoïa » pouvait bien fonctionner, comment ma vie
pouvait être conditionnée par ça.
J’avais fait tous les efforts du monde pour l’admettre, malgré tout, et voilà que ce type
remettait tout en question avec une phrase. Ce type qui devait m’aider à ne plus bégayer,
m’aider à parler, il me faisait soudain prendre conscience que depuis tout ce temps, je ne
cherchais qu’une seul chose : pouvoir m’exprimer. Me faire entendre. Pas seulement
« parler », mais plutôt dire ce que j’avais à dire, être entendu et reconnu. Etre qui j’étais,
réellement, et ne plus subir ce qu’on disait de moi.
Les années qui ont suivies ont été riches en surprises. Riches en découvertes.
Riches en humanité. Au bout du compte, je me suis trouvé, moi.
Mais avant ça, je suis parti en croisade… C’était une vraie croisade, une quête…
Je suis parti à la recherche du paranoïaque.


1# Mon périple à commencé avec les médicaments :
C’est quoi, à quoi ça sert, pourquoi, pour faire quoi. C’était une impasse, je n’ai rien trouvé.
Rien qui ne me confirmait que j’étais paranoïaque. Rien qui n’entrait en cohérence avec mon
vécu.


2# J’ai poursuivi avec les troubles de la personnalité, les maladies mentales, les
symptômes, syndromes, et autre déséquilibres mentaux :
Rien non plus. J’y reconnaissais en surface ce qu’on m’avait dit, répété et répété, mais en
m’enfonçant dans les méandres des théories psychiatriques ça ne me menait nul part. Quel
était le rapport avec moi ? Avec ma vie ? Avec mes problèmes et mes souffrances.


3# Je suivis alors une autre piste, ma psychiatre :
Elle, elle savait. Depuis 5 ans, elle traitait un paranoïaque avec des ordonnances. Elle saurait
me répondre. Du moins je le pensais, car je ne pu rien en tirer. Pour elle, je n’était pas
paranoïaque, ou peut-être que si. Pour elle, j’avais besoin des médicaments, parce que
c’était comme ça. Et pourquoi pas en prendre moins, ou en prendre plus. Et puis peut-être
que non, et un jour oui, l’autre jour peut-être, ou non. C’était du vide et de la confusion, ça
semblait normal, et je ne trouverai rien de ce côté là non plus.

4# L’étape suivante, une étape déterminante qui se solda par un affrontement. Ma
psychologue :
Elle était là depuis le début, à un an près. Elle m’avait connu jeune adulte, désœuvré, en
grande souffrance, bourré de médicaments, de caféine et de cigarettes. A l’entendre, j’étais
en vie grâce aux psychiatres, aux traitements, et grâce à elle. Plus je lui posais de question,
et plus elle les évitait. Et plus elle me mettait en garde. Plus elle me faisait peur. Mais moins
elle répondait, et plus mes questions devenaient précises. Les séances se transformaient en
joutes verbales. Puis en engueulades. Son assurance et son calme légendaire cédèrent la
place à du repli, de la colère et de l’agressivité. C’était une impasses pire que les
précédentes. Je décidais d’arrêter les séances avec elle. Elle tenta de m’en empêcher, et y
parvint quelques temps. Puis, je réussi à le décider fermement, et à ne plus céder sous la
pression de ses avertissements et autres discours incisifs et terrifiants. Lors du dernier
rendez-vous, je lui demandais une dernière fois, pensant qu’elle voudrait clore ces 15 ans de
rendez-vous hebdomadaires avec honnêteté et dans l’apaisement :
« – Dites-moi, honnêtement, est-ce que vous pensez que je suis schizophrène ?
Paranoïaque ?

-Je n’ai jamais dit ça.

-Vous pensez que je ne le suis pas ?

– Je n’ai jamais dit ça.

– Alors quoi ?

-Je n’ai rien à vous dire. Vous ne pourrez pas me forcer pas à vous répondre. »

Ce mode de communication se confirma 2 ans plus tard, lorsque je la contactais pour lui
demander un dossier, un compte rendu ou un résumé, même sommaire, de mon suivi. Je du
en passer par la ruse, envoyer de nombreux e-mail et lui passer de nombreux coup de
téléphone avant de l’entendre me faire cette réponse :
« – Aucun document ne sortira jamais de mon bureau. A moins qu’un juge ne m’y oblige.
Mais nous n’en sommes pas là, n’est-ce pas ? »
Je n’en étais plus au stade de la sidération, mais plutôt à celui de la détermination. J’allais
continuer à fouiller mon passer, mes souvenirs, questionner, analyser, brasser de la
paperasse et décrypter du charabia… Déterminé à trouver, coûte que coûte. Une
détermination sans faille, qui me fit supposer 2 choses : cette réaction était la preuve que
quelque chose clochait, et pas qu’un peu. Et cette psychologue ne m’apporterait rien. Si les
réponses à mes questionnements existaient quelque part, je les trouverai ailleurs.
Il me fallait trouver une autre piste.
(j’appris par la suite qu’elle exerçait illégalement. Elle se présentait comme étant psychologue en dehors de
tout cadre légal, et qu’officiellement elle exerçait la profession d’infirmière. Elle contrevenait aux lois en
vigueur avec la plaque de spécialiste qu’elle arborait à l’entrée de son bâtiment, avec la dénomination sur ses
cartes de visite, avec sa classification dans les pages jaunes. Cette femme n’avait jamais été psychologue)

5# Une autre piste pour trouver le parano qui était en moi, c’était une piste par élimination.
Si je n’était pas autre chose que schizophrène, alors je pouvais supposer que j’étais bien
schizophrène :

Être autre chose, comme par exemple asperger. Non, je ne l’étais pas. Autiste, non plus. J’ai
passé un test WAIS, pour détecter le HPI : oui, j’étais HPI.
Est ce qu’il y aurait eu des traumatismes dans mon enfance, qui expliquerait en partie mon
mal-être à l’adolescence et les troubles ? Oui, complètement. En suivant cette piste, je
trouvais donc un HPI, non évalué, atteint de syndromes post traumatiques anciens et non
pris en charge, non identifiés. J’avais donc le sentiment que ma recherche du paranoïaque
commençait à faire s’éloigner le paranoïaque. Piste suivante ?

6# Mes 2 premiers psy devaient savoir, eux, et avoir des preuve de cette schizophrénie
paranoïde. Je cherchais le second.

Mais il était en retraite. Je savais que ma psychiatre actuelle avait son dossier, puisqu’il le lui
avait donné. Elle pouvait me dire ce qu’il contenait. Sauf que… Elle ne l’avait jamais ouvert.
Elle l’avait archivé. Elle ne le retrouvait pas. Puis elle ne l’avait jamais eu. Elle l’avait eu,
l’avait lu, et perdu.
Bien.
Je ne me décourageait pas, et trouvait un livre écrit pas ce deuxième psy. Puis le nom de sa
femme et son adresse. Puis son numéro de téléphone, et je l’appelais.
J’étais content de l’entendre, il m’avais laissé un bon souvenir. D’ailleurs, dès le début avec
lui, en 2002, il avait supprimé mon traitement et je me portais mieux. Puis 6 mois plus tard,
un évènement familiale assez grave me fit sombrer, et il avait rétabli le traitement à
l’identique.
Je lui demandais si nous pouvions nous voir, s’il pouvait me parler de mon passé. Il refusa,
assez fermement. Mais sans que j’ai besoin de lui demander, il me demanda mon adresse email pour m’envoyer une copie numérique de mon dossier. Au téléphone il fit preuve de
bienveillance et de sympathie, et son mail était très sobre mais plein de considération.
Parfait. Je le tenais enfin, le parano ! Il devait s’être écrit en grandes lettres rouges
majuscules dans toutes les pages du dossier.
Non. A priori, non. Dur à dire, car les dizaines de page manuscrites et scannées était
presque illisibles. Des pattes de mouches, des abréviations, des phrases incomplètes et
décousues. Même les prescriptions étaient difficiles à lire. Plusieurs courriers, qu’il avait
envoyées à la MDPH et autres, très lisibles, mentionnaient des symptômes, des choses du
genre « dépendance affective », « immaturité », « déréalisation », « désocialisation ».
D’accord, mais le diagnostique ? Schizophrénie, paranoïa, ou même psychotique ? Rien. Ni
en introduction, ni en conclusion. Il évoquait parfois entre deux citations de mes propos, des
choses comme « se sent agressé », ou « perte de confiance en lui », « échec mal
supporté », ou encore « léger mieux », « rechute ». Mieux et rechute de quoi ? Pourquoi
n’a-t-il pas mentionné la seule raison, à mon sens, qui justifiait tout ce que j’avais vécu ? La
seule raison qu’on avait bien voulu me donner, et qu’on m’avait répétée toutes ces années ?
Il me restait encore 2 pistes à suivre. Plus radicales. Et je commençait par la plus radicales
et la plus périlleuse des 2.

7# Un schizophrène ne peut pas vivre sans traitement. Donc je décidais, tout simplement,
de pouvoir le constater en arrêtant les médicaments :
Je demandais à ma psychiatre de m’y aider, m’attendant à un refus de sa part. Elle accepta,
sans trop de remise en question. Elle me prévint que ce serait long et difficile. Que je
pourrais peut être baisser les doses, durant un temps, mais pas mieux.
C’était parfait, je verrai bientôt surgir ce fameux paranoïaque, privé de médicaments, aux
aboies, peut être délirant, violent ou suicidaire.
La psychiatre fit les choses bien : des baisses progressives, organisées sur la durée, par
étape. L’orthophoniste, lui, me soutenait moralement. Une partie de mon entourage était au
courant, et répondait présent lorsque j’avais besoin. Il fallu plus de deux ans pour en venir à
bout. Chaque période de baisse était un calvaire. Et chaque fois, une fois les effets de
manque dissipés, j’allais mieux. Plus d’énergie. Une meilleur concentration, meilleur forme
physique. Je dormais mieux, j’étais plus actif, beaucoup plus créatif. Je devenais carrément
hyper actif et hyper créatif, je débordais d’idées, d’inspiration et d’envies. Je prenais du
muscle et faisait de plus en plus de sport, de la force et de résistance physique en
m’activant dans la journée. Déménager un copain, ranger des rondins de bois, bricoler,
jardiner. Et puis je mangeais mieux, je fumais de moins en moins, buvais de moins en moins
de café. Je m’aventurais dans des lieux inconnus et des activités inconnues, sans
appréhension. J’appréciais les contacts, rencontrer des gens. J’avais de nouveau des projets
d’avenir, et même professionnel, en passant des concours et postulant à des postes.
Et puis, les phobies… Les symptômes, ou syndromes, ou les angoisses, et le stress
chronique et tout ce qui va avec… Plus rien. Rien.
Il n’y avait plus rien de tout ça. Il n’y avait plus de paranoïaque à l’horizon.

8# Il me restait une piste, une dernière. Mais cela n’avait plus vraiment d’importance. Ou
peut-être que si.

La réalité était là, implacable : le « paranoïaque » s’était évaporé en même temps que les
médicaments. Plus de traitement, plus de symptômes. Plus de symptômes, plus de maladie.
La schizophrénie de type paranoïaque n’avait jamais existé ailleurs que dans le bureau de
mes psy, et uniquement durant les rendez-vous.
A part en paroles, il n’existait rien, nul part, qui justifie la prise du traitement, avec pour
molécule principale le Risperdal.
Ca faisait donc sens : on m’avais traité pour une maladie que je n’avais pas.
Le tableau HPI et syndrome de stress post-traumatique, additionné à un schéma familiale
dysfonctionnel, avait donc conduit à une erreur médicale.
Les psy successifs n’ont fait que poursuivre la prescription mise en place par le premier. La
psychologue, elle, qui a validé l’erreur dès le début, c’est enlisée dans son erreur. Erreur
médicale.
Juste une erreur médicale.
Sauf que…
Durant l’arrêt du traitement, un élément particulier est apparu, et est venu poser d’autres
interrogations. Mettant à mal cette conclusion logique, avant même que je ne puisse
l’établir.
L’un des effets très positifs de l’arrêt des médicaments fut la récupération de mes souvenirs
d’enfant, d’adolescent, et de jeune adulte. Au fure et à mesure ou le brouillard mental se
dissipait, ou les effets des drogues diminuaient, j’avais des flashs du passé. De plus en plus
souvent, de plus en plus nets et compréhensibles. Un simple objet, un fait anecdotique, une
image, une impression, un lieu. Puis des événements, des ressentis, des périodes et des
changements. Je pu me rappeler qui j’avais été, et mieux comprendre et articuler entre eux
les différents contextes dans lesquels j’ai vécu des évènements difficiles.
Dans cette énorme masse de souvenir de toutes sortes, il y en avait un qui pointait, peutêtre, vers une explication plus complexe que cette fameuse erreur médicale.
J’avais chercher des preuves de l’existence de quelque chose qui n’existait pas, une
schizophrénie, et ça m’avait conduit a une chose dont je ne soupçonnais pas l’existence.
Une autre question à élucider.

Et pour celle-ci, je n’avais qu’une seule piste, ma dernière : le dossier médical de mon

premier psychiatre.
Je craignais qu’il ne soit parti en retraite, ou introuvable, injoignable.
Mais il avait toujours son cabinet, à la même adresse. Je lui demandais d’envoyer le dossier
à ma médecin. Elle le reçu rapidement et me le transmis en me précisant qu’elle n’avait pas
d’opinion sur son contenu. Un contenu, pourtant, peu orthodoxe.
L’enveloppe n’était pas épaisse, le suivi n’avait duré qu’un peu plus de 2 ans. Elle contenait :

  • un listing détaillé des rendez-vous, qu’il avait fait éditer par la Sécurité Sociale. Y figurait
    même les rendez-vous manqués, annulés ou reportés.
  • Un second listing concernant ses prescriptions : dates, médicaments, dosages.
  • J’y trouvais aussi un document ressemblant à un genre de bilan médical, datant de la
    période des premiers rendez vous, mentionnant mes problèmes de santé antérieurs (asthme,
    allergies aux acariens…).
  • Des lettres de lui à d’autres médecins, ou destinées à lui, sans grand intérêt.
  • Quelques autres documents, soit officiels, soit très peu officiels, dont la présence dans ce
    dossier paraissait inadéquate. Voire même douteuse.
  • Et en dernier lieu une synthèse du suivi. Moins d’une page et demi, rédigé sur ordinateur et
    adressé au nom de mon médecin. Imprimé, donc, pour l’occasion. Et en guise de conclusion,
    une formule bienveillante a mon égare.
    Cette manière de procéder paraît surprenante. Et de surcroît, la synthèse semblait avoir été
    rédigée pour l’occasion, c’est-à-dire presque 20 ans après les faits.
    Dans la forme, ça n’était pas pertinent ; sur le fond, il est bien difficile d’en faire un
    commentaire. Beaucoup d’erreurs factuelles, des assertions non factuelles et non médicales,
    et une bizarrerie qui émaille tout le document : on ne parvient jamais à distinguer ce qui est
    une citation des propos du patient, de ce qui relève d’un avis médical du praticien.
    Le document se compose essentiellement d’éléments de mon contexte, que je lui ai
    rapporté. Ou plus exactement, que je lui aurais rapporté. Pour le dire avec neutralité, il s’agit
    majoritairement de contre-vérités, des approximations, des erreurs.
    Mais cet ensemble d’erreurs forme un tout cohérent, qui dépeint une fiction très éloignée de
    la réalité, à peine crédible même pour des personnes qui m’ont peu connu a l’époque.
    Ce qui m’étais revenu en mémoire et qui m’avait poussé à vouloir lire ce dossier, c’était une
    série d’agression. Ce psychiatre m’a agressé sexuellement durant un an.
    L’explication a tout cela, c’est qu’Il n’y avait pas eu d’erreur diagnostique. J’étais perdu, en
    grande souffrance et en état de fragilité. Et dans mes errances, j’ai par hasard été confronté
    à un psychiatre déséquilibrée, qui a abusé de son patient. Des abus qu’il perpétra durant
    plus d’un an, sans en être inquiété, profitant de maintes manières des particularités de sa
    profession.
    Les derniers mots de ce qu’il a envoyé à mon médecin me sont adressés. Une formule
    banale et anodine qui me glace le sang chaque fois que j’y repense :
  • Transmettez lui mon meilleur souvenir
    Oui, je m’en souviens. Et je suis toujours en vie.
    Et pour le reste de mon histoire, ce qui a suivi, les longues années passées en enfer…
    tout cela n’était que de la psychiatrie.
    La psychiatrie dans toute son incompétence,
    avec toute ça nocivité et ses fonctionnement délétères.

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